Aïn Ghazal · aux abords d’Amman

Neuf mille ans.
Et une question encore ouverte.

Ici furent créées certaines des plus anciennes statues humaines de grande échelle connues. Les corps sont restés. L’explication de leurs auteurs a disparu. La question leur a survécu.

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Pourquoi cela compte-t-il ?

Avant Pétra.
Avant les Nabatéens.
Avant les pyramides de Gizeh.

Une présence humaine précoce

Parmi les plus anciennes représentations connues du corps humain à grande échelle.

La matière

Plâtre modelé à la main sur des faisceaux de roseaux ; les yeux sont soulignés de bitume.

L’échelle

La figure bicéphale du Louvre Abu Dhabi mesure 88 cm : une présence, non une petite amulette.

La question ouverte

Leur fonction exacte reste incertaine. Les interprétations rituelles et sociales sont des possibilités, pas des réponses finales.

Pourquoi Hazem les juge-t-il importantes ?

« Elles documentent les débuts de la sédentarisation humaine et l’élan de l’imagination vers la figuration et l’invention. »
Hazem Al-Zubi · déclaration publiée, 2019

Près de neuf mille ans plus tard, elles ne nous ont pas donné de réponse. Elles nous ont laissé une question toujours vivante.

Contexte archéologique officielSmithsonianLouvre Abu DhabiBritish Museum

Hazem Al-Zubi · la réponse

Il n’emprunte pas le visage ancien.
Il poursuit sa question.

Pour Hazem, Aïn Ghazal n’est pas un fragment décoratif du passé. C’est un moment précoce où la présence humaine devient une image de grande échelle, dressée devant une communauté. Il revient au visage et au corps non comme à un vestige à copier, mais comme à une question sur la mémoire, le silence et le temps.

Ne pas copier. Répondre.

Hazem Al-Zubi · les réponses

Le plâtre, la pierre et l’œil dessiné.

Photographies d’œuvres et de détails des années passées à répondre aux figures. L’œil est dessiné d’un trait, comme à Ain Ghazal, non sculpté. Chaque photographie montre son propre travail — aucune ne montre les figures archéologiques.

Sélectionnez une photographie pour la voir en entier et ouvrir son fichier original.

Deux figures sculptées claires, jointes côte à côte, aux longs cous et aux yeux soulignés.
Deux figures. Relief en plâtre.
Deux figures assises en plâtre blanc, tenant un petit oiseau entre leurs mains.
Couple assis, un oiseau entre les mains. Plâtre.
Deux figures assises en plâtre blanc, avec des oiseaux s’élevant d’une ouverture dans la poitrine.
Couple assis avec des oiseaux. Plâtre.
Une figure en plâtre blanc portant une large coupe sur la tête, les deux bras levés.
Porteur de coupe. Plâtre.
Une figure assise en plâtre blanc, à la tête stylisée et aux cheveux ondulés.
Figure assise. Plâtre.
Vue de face d’un visage sculpté clair et du haut du torse, avec les yeux dessinés en noir.
Visage et torse. Yeux dessinés en noir.
Vue entière d’une haute figure claire debout à l’extérieur, sur un socle sombre près d’une rambarde métallique.
Figure debout, en extérieur.
Tête sculptée claire éclairée par le soleil, sur fond de ciel bleu profond.
Tête au soleil.
Vue de profil de deux têtes sculptées allongées, l’une au premier plan et l’autre derrière.
Deux têtes, l’une derrière l’autre.
Gros plan d’une tête sculptée arrondie aux yeux saillants dessinés en noir.
Tête. Détail des yeux.
Visage sculpté clair incliné vers le haut, avec des yeux en amande dessinés en noir.
Visage tourné vers le haut.
Deux têtes sculptées allongées côte à côte, les yeux dessinés en noir.
Deux têtes, côte à côte.
Deux têtes sur le haut d’un même corps, les yeux dessinés en noir.
Deux têtes sur un seul corps.
Sculpture à deux têtes sur un socle sombre à l’extérieur, devant des bâtiments vitrés.
Figure à deux têtes, en extérieur.
Très gros plan d’un visage sculpté, montrant un œil dessiné en noir et une partie du nez.
Visage et œil. Gros plan.
Une tête en plâtre vue de profil à l’extérieur, avec un seul œil dessiné.
Tête de profil, œil dessiné.
Une haute tête en plâtre vue de profil à l’extérieur, avec un œil dessiné.
Tête de profil.

Une œuvre qui porte le nom

Ain Ghazal · عين غزال

Bronze, 180 × 70 × 70 cm, 2019. Une figure assise sous deux têtes suspendues. Le nom du site n’est pas un décor : il devient l’adresse explicite du dialogue ouvert par l’œuvre.

Le lien existe dans les archives

Ce n’est pas une lecture inventée par le site.

2002–2010 · Archives de presse

Depuis le projet de Hanovre, Hazem a continué à employer et transformer les formes d’Aïn Ghazal ; Al Rai a documenté ce fil dans un entretien de 2010.

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2019 · Les mots de Hazem

Il relie leur importance aux débuts de la sédentarisation et à l’imagination allant vers la figuration et l’invention.

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2019 · Fiche de l’artiste

Ain Ghazal — bronze, 180 × 70 × 70 cm. Le titre, la matière, les dimensions et l’année viennent du dossier fourni par Hazem au Studio.

2023 · Exposition Dar Al-Mashreq

Une exposition centrée sur Aïn Ghazal et de nouvelles réponses contemporaines, selon la couverture de la presse jordanienne.

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